« Quand je vais avoir un amoureux(se)… obtenir la reconnaissance, le corps, la maison, les sous, le rôle que je désire… quand telle personne, ou la vie, va répondre comme je le souhaite… … je vais pouvoir être heureux(se )!

Pourtant, c’est exactement le contraire : lorsqu’on est bien, on a du pep dans le corps, de la ferveur dans le cœur, des étincelles dans l’esprit, alors on a plus de chances d’aller au bout de ses projets et ses rêves et d’en jouir à fond quand ils se réalisent.

J’ai moi-même été adepte de cette vision du bonheur, qui ressemble au « quand j’vas être grand (e) » de  l’enfance, et je m’y fais encore prendre par moments.

C’est drôle, quand je suis prise là-dedans, on dirait que le bonheur fuit par en avant à mesure que je m’en approche !

C’est comme si je me disais : ma fille tu pourras manger ton dessert seulement quand tu auras fini tes épinards et qu’une main invisible remplissait mon assiette d’épinards dès que j’ai fini de les manger !

(J’aime les épinards mais pour les besoins de la cause j’en ai fait des vilains).

Jusqu’au jour où je me suis dit : passer ma vie à attendre que quelque chose m’arrive de l’extérieur pour me donner la permission de jouir de ma compagnie, ma vie, mes proches, ma liberté et mes talents, non merci !

Alors j’ai décidé de manger mon dessert dès maintenant !

C’est là que j’ai découvert que, lorsqu’on sait comment l’aborder, chaque instant contient un p’tit chemin vers le bonheur, une ouverture qui donne sur un univers convivial et généreux.

 

La pratique

Voici quelques pratiques simples et accessibles pour jouir dès maintenant de votre dessert.

Comme témoignent plusieurs recherches sur le fonctionnement du cerveau, si vous les faites régulièrement comme une hygiène du coeur et du bonheur, elles créeront des nouveaux circuits dans votre cerveau et deviendront une seconde nature.

 

1- Dégustez votre dessert avant de commencer la journée !

Partez votre journée, en prenant quelques minutes chaque matin (ou chaque soir) pour reconnaître, déballer et savourer les cadeaux que la vie vous a fait:

un geste ou un regard affectueux, une bonne nouvelle, un dépassement qui a porté fruit, un moment de complicité, de bien-être, d’abandon, de rire, de beauté, de tendre vulnérabilité, une réponse à un souhait,  un soutien, un réconfort inattendus…

C’est facile de passer par-dessus ces instants précieux mais c’est fou comme ça fait une belle différence quand on s’y arrête et qu’on prend le temps de laisser entrer le bon qui nous arrive!

En plus, ça ouvre la porte à recevoir encore plus de beau, de bon et de nouveau quand on lui donne la place et le temps qu’il mérite!

Pour vous aider à vous imprégner et vous  nourrir des bontés, des beautés et des surprises de la vie, vous pouvez lire ou relire mon billet, Déballez vos cadeaux!

 

Et pendant la journée, pour vous garder ouverts et curieux, faites ce je suggère à mes participants:

– face à vos situations, vos expériences et vos relations, dites sur un ton émerveillé quelques « ôôôhhh!’ suivis de « je me demande ce qui se cache de beau, de bon et de nouveau pour moi là-dedans!? »

Demeurez dans cet état de découverte amoureuse sans vous casser la tête pour trouver une réponse, déjà vous allez être « en odeur de dessert ».

 

2 – Plongez tête première dans votre dessert !

Acceptez d’être présent à ce qui se passe maintenant tel que c’est, incluant vos sentiments par rapport à ce qui se passe maintenant, et non comme vous pensez que ça devrait être ou que vous devriez  vous sentir.

Rien de plus fatigant, insatisfaisant, ennuyant que de résister à ce qu’on vit maintenant.

Comment? En  se mettant de la pression avec des « Il Faut » qu’on s’invente, en blâmant la vie ou la température de ne  pas se conformer à nos attentes, en regrettant le passé et en se faisant des peurs pour le futur,

en cherchant des poux à ce qu’on vit maintenant, en créant des drames et des conflits en série, en projetant des intentions douteuses sur ceux qui nous aiment, en courant après ceux qui nous fuient

et en désirant ce qui est hors de notre portée, ouf !

Au contraire, « être avec » ce qui est là  va vous décrisper, vous faire respirer de l’air frais, et vous permettre de découvrir des trésors insoupçonnés dans ce qui se passe maintenant.

Comment fait-on ça ?

On sort de la bulle fermée de sa tête, où on tourne en rond dans ses préoccupations, ses récriminations, et ses comparaisons, pour revenir à la maison où ça sent bon et ça goûte bon, en se déposant en douce dans son ventre et son cœur.

Régulièrement pendant la journée, laissez votre attention prendre l’ascenseur pour descendre de votre tête jusque dans votre ventre, en passant par votre cœur et en prenant des belles respirations.

Pour vous aider, vous pouvez faire un geste, réel ou imaginaire, avec votre main en la faisant descendre lentement de votre tête à votre ventre.

Une fois rendu en bas, dites simplement Bienvenue à la maison!

Puis , ouvrez les bras à ce qui est là maintenant et recevez-le tel que c’est en disant « Merci »!

 

3 –  Ne vous privez de rien, jouissez à plein de votre dessert !

Pour être pleinement vivant et vous sentir comblé, observez les endroits où vous vous retranchez, retenez vos élans ou votre participation et lâchez ces barrières qui vous gardent en contrôle, isolés et séparés pour vous investir pleinement.

Puis donnez-vous à fond,  suivez vos élans, exprimez ce qui vous allume ou vous fait du bien, participez au bonheur, aux élans et aux expériences des autres.

Et si vous êtes triste, fâché, déçu ?

Rappelez-vous que lorsqu’on les accepte nos émotions et nos ressentis deviennent une grande source de vitalité et de motivation.

Mettez-vous une musique qui vous touche, vous inspire, vous vivifie ou vous fait bondir et ressentez pleinement ce qui vous habite pour vous reconnecter à votre réserve de vitalité et de bien-être.

 

4 –  Transformez vos épinards en dessert !

Quand vous avez envie de faire un beau gros reproche dégoulinant, si vous voulez recevoir ce que vous désirez dès maintenant, dites-vous qu’un reproche est un désir du coeur qu’on  juge ou rejette.

Demandez-vous :

– qu’est-ce que je reproche à cette personne ou cette situation de m’empêcher d’être, d’exprimer ou de sentir ?

Par exemple si vous reprochez à quelqu’un de ne pas vous écouter, de ne pas participer à votre plaisir ou de ne pas vous apprécier, demandez-vous ce que vous pourriez vivre ou ressentir s’il le faisait.

De l’amour, de la joie, de la liberté, de la douceur…?

Puis transformez votre reproche en dessert instantané!

Demandez-vous

– qu’est-ce que ce que j’ai besoin d’accepter, de laisser aller ou d’exprimer pour jouir de cet état dès maintenant?

Et faites-le!

 

5- Partagez votre dessert ça goûte encore meilleur !

Faites régulièrement un geste gratuit pour contribuer au bonheur de quelqu’un d’autre :

envoyer un mot d’appréciation,  avoir un geste d’affection, écouter avec toute votre attention, exprimer ce qu’il vous apporte ou vous fait vivre de bon etc…

 

En répétant ces gestes et ces choix si faciles à oublier,  ils vont faire boule de neige et leurs fruits deviendront exponentiels.

 

Passez un bel été je vous reviens en septembre!

Ce billet a été écrit par Denise Noël à : www.coeurcreateur.com/blogue

 

 

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