Un participant me demandait dernièrement comment transformer ses jugements sur les autres en quelque chose de bon.

Qu’on le veuille ou non, on a tous des jugements!

Ce qu’on ne réalise pas, c’est que le regard qu’on porte sur les autres est le même que celui qu’on porte sur soi.

Alors plus on juge les autres, plus on se juge, plus on a peur d’être jugé et moins on se sent libre.

Mais, je vous en prie, ne vous jugez pas d’avoir des jugements, ils sont une vraie mine d’or!

Ils nous révèlent les aspects de soi qu’on brime, rejette, condamne ou occulte.

Par le fait même, on est moins présent, moins vivant, on se bat contre soi-même, on ne se fait pas confiance, on a peur de s’exprimer librement et on se met de la pression pour avoir l’air parfait.

Alors voilà, tant qu’à juger, servons-nous en pour créer du bon du beau et du nouveau pour soi et les autres.

Profitons-en pour remercier tous les morons, les « looser », les moumounes, les colons, les affreux, les méchants, les débiles et les cucus qui croisent notre chemin pour nous redonner notre liberté!

Et rassurez-vous,  vous n’aurez pas froid aux yeux pour autant: juger n’est pas la même chose qu’avoir du discernement.

Le premier nous coupe de soi et des autres en nous plaçant au-dessus ou en-dessous, et le discernement nous connecte à la réalité de ce qu’on est, vit et rencontre pour mieux aimer et créer.

 

Voici une pratique tirée de « Bungee. Vibrato et tango » qui va vous permettre de créer ce petit miracle au quotidien

Choisissez une situation ou une relation où vous avez une réaction de jugement, de rejet ou de jalousie.

Puis demandez-vous avec bienveillance ce que vous jugez, jalousez, rejetez chez l’autre.

 

Par exemple :

si vous remarquez que vous vous coupez de votre blonde ou vos enfants quand ils expriment leurs émotions, sortez votre loupe et observez à quel moment et de quelle émotion vous vous coupez.

C’est exactement ce que vous avez à embrasser pour vous aimer jusqu’au fond du pot, jouir de ce que vous êtes et vous sentir plus proche de vous-même et des autres.

 

si vous prenez conscience que vous jalousez la liberté d’expression de quelqu’un, allumez vos lanternes pour voir où, quand et comment vous gardez la vôtre captive.

Cherchez l’aspect en vous qui vous empêche de vous exprimer librement et, au lieu de le subir, sortez le de l’ombre et assumez-le sans vous juger en disant  ‘je ne veux pas m’exprimer librement’.

Sentez ensuite ce que ça touche ou soulève en vous et embrassez-le.

 

si vous vous apercevez que vous jugez un ami que vous trouvez trop sensible ou vulnérable, holà, c’est votre sensibilité que vous jugez et c’est sans doute l’ingrédient qui vous manque pour réaliser un de vos rêves et en jouir.

 

si vous jugez la colère ou l’égoïsme d’un proche, sortez vos antennes:

ou vous avez besoin de vous permettre d’accepter votre colère et d’être plus égoïste pour prendre soin de vous et respecter vos limites

ou alors il vous reflète une part de vous que vous condamnez et que vous avez intérêt à accepter pour ne pas la laisser agir à votre insu, vous isoler ou créer des conflits.

 

si vous vous reprochez à quelqu’un de prendre toute la place et que vous n’arrivez pas à trouver une manière d’être bien en sa présence, alerte chez vous!

Ou vous ne prenez pas assez votre place ou alors vous en prenez beaucoup mais pas de la bonne sorte ou de la bonne manière, c’est-à-dire celle qui vous ferait réellement du bien.

Par exemple, vous déplacez beaucoup d’air pour avoir l’attention mais vous n’exprimez pas vos réels besoins…

 

si vous blâmez votre amoureux(se) de ne pas être là quand vous en avez besoin, ouvrez grand votre coeur car voilà un bel indice que vous refusez d’être là pour vos besoins ou d’avoir besoin tout court…

Ouvrez tout grand vos oreilles, vos yeux et votre coeur pour capter la manière dont vous vous laissez tomber et le besoin à accepter pour vous sentir bien.

 

Continuez votre périple

Une fois que vous aurez précisé ce qui se passe pour vous, dites en inspirant profondément:

– je me permets d’être, de ressentir ou d’avoir besoin de… (ajoutez ce que vous jugez, jalousez, blâmez chez l’autre) …

pour retrouver ma liberté d’être, de m’exprimer et d’aimer.

Ressentez dans votre corps l’ouverture que ça produit et la vitalité que ça libère quand vous ouvrez votre coeur à cet aspect pour le laisser exister à en vous.

Laissez s’installer et vibrer cette sensation dans votre corps, et réjouissez-vous en.

Il n’est pas interdit de faire une p’tite danse pour célébrer le retour à la maison de l’enfant prodigue!

Denise Noël écrit à: www.coeurcreateur.com/blogue où elle offre des clés pour dépasser nos peurs, libérer le pouvoir créateur de nos relations et développer un qualité de présence qui fait toute la différence dans nos relations et nos créations!

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